A
la suite d’une vague de fusions sans précédent, dix groupes pharmaceutiques se
partagent 50 % du marché mondial des médicaments pour
le plus grand bénéfice de leurs actionnaires.
On
meurt, au Sud, faute de médicaments, souvent trop chers ; on
souffre, au Nord, de surconsommation et d’effets secondaires longtemps
passés inaperçus. Pourtant, ces firmes semblent ne connaître aucun contre-pouvoir.
Et
le premier ministre laisse les groupes pharmaceutiques libres de fixer les
prix de leurs nouveaux produits, alors que, en même temps, il restreint le
remboursement de nombreux médicaments.